Vider avant une vente : ce qui l'impose vraiment
Commençons par écarter une idée reçue tenace. Aucune règle générale n'oblige un vendeur à livrer un logement vidé de ses meubles et de ses objets. Ce qui l'oblige, c'est la clause qu'il a signée : le compromis ou la promesse fixe l'état dans lequel le bien sera remis, et c'est à ce document qu'il faut se reporter, pas à un texte. Une négociation reste donc possible, et elle porte le plus souvent sur ce qui reste dans les annexes. Quand le contenu est important, mieux vaut savoir ce qu'il vaut avant d'en discuter : c'est tout l'objet de la reprise d'un contenu entier.
Salon-de-Provence en est l'illustration : un bien fermé depuis deux ans, un compromis signé, et trois semaines pour le rendre vide, annexes comprises. Ce chantier est raconté sur la page débarras à Salon-de-Provence.
Ce que la vente impose réellement, ce sont des documents. Les diagnostics sont réunis dans un dossier de diagnostic technique annexé à la promesse de vente ou à l'acte authentique. Il comprend, selon les cas, le diagnostic de performance énergétique, le constat de risque d'exposition au plomb pour les immeubles construits avant le 1er janvier 1949, l'état d'amiante pour les permis de construire délivrés avant le 1er juillet 1997, les états des installations intérieures de gaz et d'électricité de plus de quinze ans, le diagnostic assainissement, l'état relatif aux termites, l'état des risques et, le cas échéant, le diagnostic bruit.
Deux précisions pèsent sur le calendrier. Pour une maison classée E, F ou G au diagnostic de performance énergétique, un audit énergétique s'ajoute au dossier. Et le diagnostic de performance énergétique est valable dix ans : ceux réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025 et doivent être refaits avant une mise en location ou une vente.
Un diagnostiqueur travaille mieux dans des pièces dégagées, un acquéreur se projette mieux dans un logement vide, et le photographe de l'agence aussi. C'est là que le vidage se place dans la chronologie, avant les visites plutôt qu'après le compromis. Quand le bien vient d'une succession, l'ordre des décisions se complique un peu et se traite sur la page sur l'indivision entre héritiers.