Garage, atelier, jardin : les postes qui surprennent
Le garage est la pièce qui fait basculer un chiffrage. On y trouve l'établi et ses tiroirs, des pots de peinture, des bidons d'huile, des batteries, des pneus, des bouteilles de gaz, des vélos, des meubles stockés là depuis un déménagement. Chacune de ces catégories relève d'un circuit différent, et aucune ne se mélange aux autres dans un camion.
Les limites du service public expliquent pourquoi. Le règlement des déchèteries de la métropole marseillaise plafonne les apports quotidiens à 3 m³ de déchets verts, 3 m³ de gravats, 4 pneus et 75 kg de déchets diffus spécifiques par jour ; l'accès y est réservé et gratuit aux particuliers résidant sur le territoire, sans inscription, dans la limite de 3 passages par jour et de 36 passages par an, contrôlés par lecture des plaques d'immatriculation. Ces déchèteries ne prennent par ailleurs plus en charge l'amiante. Les règles varient d'une métropole à l'autre, et l'équipe qui intervient connaît celles de son secteur : nos trois implantations se répartissent les départements.
Côté azuréen, la métropole met 13 déchèteries à disposition gratuite des habitants, l'accès supposant un badge et les apports étant plafonnés à 2 tonnes par an et par foyer. La collecte des encombrants y est gratuite, uniquement sur rendez-vous, pour un volume global inférieur à 3 m³, et en sont exclus les déchets professionnels, les gravats et le plâtre, les pneus, la peinture, les batteries, l'amiante, les extincteurs, les bouteilles de gaz et les déchets contaminés d'origine hospitalière. Sur le secteur toulonnais, l'accès suppose une carte d'accès nominative, gratuite pour les particuliers, délivrée sous 15 jours ouvrés et valable pour un seul véhicule.
Depuis le 1er juillet 2025, l'accès aux déchèteries de la métropole marseillaise est en outre interdit aux professionnels, à la suite du règlement adopté le 27 février 2025. Une entreprise travaille donc avec des exutoires privés déclarés, et c'est ce qui lui permet de délivrer des preuves : les exploitants d'installations de valorisation et les intermédiaires assurant la collecte, le transport, le négoce ou le courtage de déchets délivrent chaque année une attestation de valorisation, avant le 31 mars de l'année suivante, en application de l'article D. 543-284 du code de l'environnement. Le garage et le box se traitent souvent dans la même intervention.
Restent les gravats et les restes de chantier, qui suivent leur propre régime. Le décret du 16 juillet 2021 a porté l'obligation à sept flux pour les déchets de construction et de démolition, en ajoutant le plâtre et les fractions minérales : béton, briques, tuiles, céramiques, pierres. La filière des produits et matériaux de construction du bâtiment est opérationnelle depuis 2023, les premières éco-contributions ayant été appliquées en mai 2023, et son périmètre est défini à l'article R. 543-289 du code de l'environnement. Quand ce poste devient dominant, le garage se traite comme un chantier à part entière : c'est le sujet de notre page sur le vidage d'un garage ou d'un box.