Faut-il vider rapidement le logement d'une personne décédée ?
Non. Aucun délai légal n'impose de vider le logement d'un défunt. Les échéances qui existent portent sur la déclaration fiscale, sur l'option successorale ou sur le bail, jamais sur la présence des meubles dans les pièces. La prise en charge d'une maison entière peut donc se caler sur le rythme de la famille.
Qui règle les obsèques avant que la succession soit ouverte ?
Les comptes du défunt. Depuis le 1er janvier 2025, la personne qui pourvoit aux obsèques peut faire prélever jusqu'à 5 910 euros pour en régler les frais, sur présentation de la facture et dans la limite du solde créditeur disponible. Le montant résulte d'un arrêté du 3 décembre 2024.
Le passage chez le notaire est-il systématique ?
Non, il l'est dans trois cas seulement : quand la succession comprend un bien immobilier, quand son montant atteint 5 965 euros, et quand il existe un testament ou une donation entre époux. En dehors de ces situations, les héritiers peuvent s'organiser sans étude.
Peut-on faire estimer le contenu avant d'avoir tranché sur la succession ?
Oui, sans aucune conséquence. Une évaluation renseigne sur ce que vaut le mobilier et sur le coût éventuel du chantier ; elle n'engage rien. Le détail de ce qui entre dans le calcul figure sur la page consacrée au chiffrage.
L'assurance habitation s'interrompt-elle au décès de l'assuré ?
Non, elle continue de plein droit au profit des héritiers, qui doivent en informer l'assureur et respecter les obligations du contrat. Ils peuvent la résilier, et l'assureur peut la dénoncer dans un délai de trois mois suivant la demande de transfert, la résiliation prenant effet un mois après notification.
Le bail s'arrête-t-il quand le locataire décède ?
Pas automatiquement. Le bail se poursuit selon des règles propres à la location nue, à la location meublée et au logement social. En l'absence de bénéficiaire pouvant se prévaloir du transfert, le contrat est résilié de plein droit à la date du décès.
Faut-il avoir vécu avec le défunt pour reprendre son bail ?
Oui, au moins un an, sauf pour le conjoint et le partenaire de Pacs. Le bénéficiaire doit aussi en faire la demande expresse au bailleur ou au notaire. En location meublée, le bail se transmet aux héritiers ou aux légataires universels.
Un héritier qui renonce doit-il vider le logement loué du défunt ?
Non. Ayant perdu la qualité d'héritier, il n'est tenu par aucune obligation, mais il perd aussi tout droit sur les biens. Il revient au bailleur de saisir le président du tribunal pour obtenir l'autorisation de faire vider les lieux, en application de l'article 1324 du code de procédure civile.
De combien de temps dispose-t-on pour accepter ou renoncer ?
Dix ans en l'absence de sommation, au terme desquels l'héritier est réputé renonçant. Pendant les quatre premiers mois, personne ne peut le contraindre à se prononcer. Après une sommation, il dispose de deux mois. Rien de tout cela ne dépend de l'état du logement, ni de ce que valent les objets qui s'y trouvent encore.
Faut-il un notaire pour faire enlever le mobilier ?
Non, pas pour l'enlèvement lui-même. Il faut en revanche l'accord des personnes qui ont vocation à recueillir la succession, et un mandat écrit si l'un d'eux signe pour les autres. Le mécanisme de reprise sans frais est expliqué dans notre page sur le débarras sans facture.